Histoire et Culture

La présence de l’homme sur ce territoire remonte à très longtemps et a laissé des traces dès la Préhistoire, rassemblées aujourd’hui au Musée archéologique de Cuorgnè. Tout d’abord peuplé par les Celtes puis colonisé par les Romains et ensuite par les Lombards, qui fondèrent un important habitat à Belforte, le territoire est profondément lié au Moyen-âge et à la figure historique du marquis Ardouin d’Ivrea, ennemi des évêques-comtes et excommunié, couronné roi d’Italie en 1002, vainqueur du siège de l’armée impériale à la Rocca di Sparone, qui se retira ensuite pour finir ses jours en odeur de sainteté à l’abbaye de Fruttuaria.

Nombreux sont les témoignages de l’époque médiévale que l’on peut voir sur le territoire, des châteaux, en partie réaménagés en villa (comme à Rivara, Castellamonte, Valperga et Pecco), aux tours (à Pont Canavese se font face la Ferranda, aujourd’hui musée du territoire, et la Tellaria ; à Cuorgnè la tour ronde et celle carrée ; mais il faut aussi rappeler la Tour Cives de Vidracco et celle de Colleretto Castelnuovo, ruine de l’ancien château).

L’un des fleurons du territoire est aussi le château ducal d’Aglié (60 000 visiteurs par an, chiffre établi ces dernières années), qui fait partie du circuit des résidences royales du Piémont et inscrit dans la liste du patrimoine de l’Unesco.

Les nombreuses maisons fortes situées dans les zones de montagne sont typiques du territoire, on peut s’y rendre par de courtes promenades (Onsino de Sparone, Cà del Cont à Frassinetto, Pianit de Locana, Servino à Ronco, Pertia à Ribordone), à Carema la maison forte accueille bien entendu une cave….



De nombreux centres historiques du territoire conservent des témoignages médiévaux, comme par exemple Cuorgnè, Levone, Sparone, Pont Canavese et la bourgade Chiapinetto de Frassinetto. La passion pour le Moyen-âge se concrétise aussi dans de nombreuses commémorations historiques, du Tournoi de Mai à la cour du roi Ardouin à Cuorgnè à la commémoration du siège de la Rocca di Sparone, sans oublier la commémoration dédiée à Adelaïde de Suse à Canischio et le carnaval historique de Castellamonte, qui évoque quelques moments du « tuchinaggio », une révolte populaire qui eut lieu au quatorzième siècle.

Pour le tourisme du territoire, une autre période historique importante a été le dix-neuvième siècle des « chasses royales » et de la présence de la famille de Savoie et de la noblesse turinoise en ces lieux, notamment à Ceresole, à qui l’on ajouta l’adjectif « royal ». On conserve encore des témoignages de cette époque glorieuse dans les villas qui entourent le lac, l’ancienne station thermale des Sources Minérales et le Grand Hôtel, où Carducci composa son « Ode au Piémont » et qui, à l’heure actuelle, accueille de nouveau des touristes ainsi que le siège de notre Consortium.

Parmi les biens historico-culturels à caractère artistique et religieux méritant une visite, il faut sans aucun doute citer avant tout le baptistère et l’église paroissiale de San Lorenzo à Settimo Vittone, avec son magnifique cycle de fresques, l’inachevée Rotonda Antonelliana à Castellamonte, la petite et ancienne Santa Maria di Doblazio à Pont Canavese et, nous l’avons déjà citée, la Rocca (Forteresse) de Sparone avec l’église de Santa Croce. Nombreuses sont les églises qui conservent des fresques moins connues, qui remontent pour la plupart au quinzième siècle, comme la Madonna del Carmine à Prascorsano, la chapelle de San Giacomo à Borgiallo, la chapelle de San Grato à Canischio, la chapelle de la Filassola à San Colombano Belmonte.

L’église paroissiale de Frassinetto conserve en revanche des œuvres de l’apprécié peintre du dix-neuvième Carlo Bonatto Minella, auquel est aussi consacrée une petite pinacothèque. Nombreux sont les sanctuaires témoignant d’événements miraculeux, parmi lesquels nous rappelons seulement : le sanctuaire de Prascondù à Ribordone, qui accueille aussi un musée de la religiosité populaire, le sanctuaire de San Firmino à Pertusio, le sanctuaire de Santa Elisabetta à Colleretto Castelnuovo. Le sanctuaire de Belmonte, avec son Mont-Sacré, patrimoine de l’humanité UNESCO, vaut sans aucun doute le détour car il associe des élements d’intérêt artistique et historique (le parcours avec les chapelles du chemin de croix disséminées sur la colline, la galerie de tableaux avec les ex-voto, le petit musée du sanctuaire) à un paysage et une visite extraordinaires. Les autres sanctuaires renommés sont ceux de Piova, du Belice ou des Milani à Forno, de Sant’Anna dei Meinardi à Locana. Une excursion sous le signe de la dévotion très pratiquée est celle qui mène au sanctuaire de San Besso, dans la Vallée Soana, qui se dresse à environ deux mille mètres d’altitude et que l’on effectue chaque année le 10 août et le 1er décembre. Il rassemble des fidèles en pèlerinage venus du Canavese et de la Vallée d’Aoste.

Dans l’aire de la Doire Baltée passe en revanche la Via Francigena, qui fut, dès le Haut Moyen-âge, l’itinéraire suivi par les pèlerins de toute l’Europe du centre nord pour se rendre à Rome. En 990, cet itinéraire fut parcouru, nommé et décrit en 79 jours par l’Archevêque Sigeric qui, de Rome, revenait à Canterbury, après avoir reçu le pallium archiépiscopal des mains du pape Jean XV. Son journal est le témoignage le plus authentique concernant cet itinéraire qui, en 2004, a été proclamé par le Conseil de l’Europe « Grand Itinéraire Culturel Européen » comme le chemin de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. L’Auberge la Sosta à Settimo Vittone, membre de notre consortium, se situe dans un ancien « hospitale » de la Via Francigena, c’est à-dire un lieu de halte et de repos pour les pèlerins, comme en témoigne la plaque rappelant sa fondation, qui remonte à l’an 894 de notre ère. Sur le territoire des Vallées du Canavese, les savoir-faire jouent aussi un rôle important, c’est-à-dire tous ces élements de la culture matérielle et de l’artisanat traditionnel qui en font un territoire unique.

Partons de la tradition du travail de la terre cuite et de la céramique de Castellamonte, ville qui accueille de nombreux ateliers d’artistes travaillant la céramique, le Musée de la Céramique au Palais Botton, la maison-musée de la famille Allaira et la fabrique de céramiques Pagliero à Spineto. L’édifice de la fabrique de céramiques est ouvert au public et accueille des expositions permanentes ainsi que le restaurant Peccati con gusto, membre de notre consortium. L’exposition de la céramique se tient chaque année entre août et septembre à Castellamonte tandis qu’à Castelnuovo Nigra la rue centrale accueille une exposition permanente de crèches en céramique.

L’autre caractéristique du territoire a été, depuis l’antiquité, l’activité minière et le travail des métaux. Dans la Valchiusella, à Traversella il est possible de visiter d’anciennes mines, à Brosso l’écomusée de la Brossasca et le musée minéralogique Cà ‘d Martolo, tandis que dans les Vallées Orco et Soana on travaillait le cuivre, et on y trouve l’écomusée d’Alpette et la Forge de Ronco.

Les travaux itinérants traditionnels, la vie rurale et agro-sylvo-pastorale qui ont caractérisé ces territoires ont porté à une présence diffuse, sur le territoire, d’écomusées, comme par exemple le réseau de musées AMI (Amphithéâtre Morainique d’Ivrea), de petits musées ethnographiques, des ateliers et moulins restaurés et transformés en lieux de visite. Parmi ceux-ci, rappelons seulement l’Écomusée de la châtaigne de Nomaglio, l’écomusée de la civilisation paysanne d’Andrate, l’atelier du Frer de Chiaverano, le musée de la vie alpine d’Issiglio, le musée du territoire dans la Tour Ferranda et le musée des Canteir à Pont Canavese, le musée Spaciafornel à Locana, la « Misun ed Barba Censo » à Ceresole.

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